Le mémorial de Montsec, un témoin sur une butte témoin

La butte de Monstsec est une butte témoin. Au sens propre et figuré du terme si l'on peut dire.
Au niveau géologique Montsec, le village qui s'accroche à cette colline de 140 mètres, appartient à l'une des trois grandes unités paysagères de Lorraine, les côtes de Meuse. Ces côtes correspondent à la bordure est d'un grand bassin sédimentaire, le bassin parisien.
Au sommet de cette colline trône un mémorial. Ce monument confère et rappelle à tous cette fonction de témoin d'une tranche de notre histoire collective. Ici, celle de la Grande Guerre.

  • La butte de Montsec, depuis un sentier menant au lac de Madine La butte de Montsec, depuis un sentier menant au lac de Madine
  • Egerton Swartwout, architecte Egerton Swartwout, architecte
  • Mémorial américain, butte de Montsec, Meuse Mémorial américain, butte de Montsec, Meuse
  • Mémorial américain, butte de Montsec, Meuse Mémorial américain, butte de Montsec, Meuse
  • Mémorial américain, butte de Montsec, Meuse Mémorial américain, butte de Montsec, Meuse
  • Mémorial américain, butte de Montsec, Meuse Mémorial américain, butte de Montsec, Meuse
  • Mémorial américain, butte de Montsec, Meuse Mémorial américain, butte de Montsec, Meuse
  • Mémorial américain, butte de Montsec, Meuse Mémorial américain, butte de Montsec, Meuse
  • Mémorial américain, butte de Montsec, Meuse Mémorial américain, butte de Montsec, Meuse
  • Mémorial américain, butte de Montsec, Meuse Mémorial américain, butte de Montsec, Meuse

Durant les premières semaines du conflit, les troupes allemandes prennent la ville de Saint-Mihiel. Leur offensive devant amener les prises de Verdun et de Nancy est stoppée dans la région de Verdun (notamment par la résistance du fort de Troyon). La ligne de front de front se stabilise alors, Saint-Mihiel formant un saillant tourné vers Bar-le Duc et menaçant les troupes françaises.
Le secteur restera sous contrôle allemand jusqu'à l'offensive lancée par les troupes de la 1ère division de l'Armée américaine le 12 septembre 1918. 216 000 soldats du corps expéditionnaire américain sont engagés, aux côtés de 30 000 soldats français et britanniques. Au terme d'une trentaine d'heures de combats, 13 200 soldats allemands sont faits prisonniers. 7000 hommes, côté alliés, sont victimes des combats. Il s'agit, pour les troupes américaines, et la Première Armée formée le 10 août, de leur première grande bataille et victoire sur le territoire français.

Le mémorial illustre ce fait d'armes et la mémoire des hommes qui participèrent aux combats, en furent victime.
On peut lire sur le monument : « CE MONUMENT A ETE ERIGE PAR LES ÉTATS UNIS D'AMERIQUE POUR COMMEMORER LA REDUCTION DU SAILLANT DE SAINT-MIHIEL PAR LES TROUPES DE LEUR PREMIERE ARMÉE ET RAPPELER LES SERVICES DES FORCES EXPÉDITIONNAIRES AMÉRICAINES SUR LES CHAMPS DE BATAILLE DE LORRAINE ET D'ALSACE. IL RESTERA LE SYMBOLE PERPETUEL DE L'AMITIE ET DE LA COOPERATION DES ARMEES FRANçAISES ET AMERICAINES ».

Il sera erigé en 1930 par l'American Battle Monuments Commission (commission du Congrès américain fondée en 1923 pour entretenir la mémoire des soldats US morts au combat durant la Première Guerre Mondiale, puis la seconde, hors des Etats-Unis).
Ses plans furent dessinés par un architecte américain, Egerton Swartwout (1870-1943). Aux Etats-Unis, il a notamment réalisé les bâtiments de plusieurs banques e bâtiment où siège le gouvernement du Missouri, à Jefferson City, un mémorial à Chicago. Ces différents monuments possèdent un trait commun, celui de s'inscrire dans un mouvement néoclassique.
Il se présente sous la forme d'une rotonde à ciel ouvert formée de 16 colonnes en pierre d'Euville au centre desquelles se trouve une carte du champ de bataille en bronze. Le Monument a été classé comme Monument Historique en 1975.