Le village des carrières d'Euville

Le lieu-dit des carrières

Si le bassin local a permis longtemps de satisfaire les besoins des carrières en bras, son développement dans la seconde moitié du XIXe siècle a nécessité le recrutement d'une importante main d’œuvre. Les besoins sont tels qu'un village prend naissance au pied même des carrières. Il comptera jusque 600 habitants, pour les enfants desquels on construit une école. Si cet ancien établissement a été réhabilité en un centre d'hébergement, conjointement au projet de développement actuel du site, il ne reste que quelques vestiges des constructions qui formaient le village.

  • Les carrières d'Euville, l'ancien village Les carrières d'Euville, l'ancien village
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Les carrières d'Euville brassaient les populations et les cultures, ce qui ne se déroulait pas sans tensions. Ainsi, cet événement, que relate l'édition du 27 janvier 1895 du journal "l'immeuble et la construction dans l'Est', retranscrit ci-après.

Graves incidents aux carrières d'Euville
L'agitation contre les ouvriers italiens menace de recommencer aux carrières d'Euville. On parle même d'une grève générale des ouvriers français.

Voici le fait qui a occasionné ce mouvement :
Dimanche soir, vers dix heures et demie, dans une cantine tenue par le nommé Olivo qui vit en concubinage avec une Allemande, d'origine saxonne, plusieurs ouvriers français, parmi lesquels le nommé Jean-Baptiste Lothon, originaire de la Mayenne, se trouvaient réunis à une table; à une table voisine un groupe d'Italiens prenaient également des consommations. Après Je départ des camarades de Lothon, les Italiens eurent avec ce dernier une discussion qui se termina, comme toujours, dans le sang. L'un d'eux lira son couteau et frappa Lothon à la tète et aux mains. Lothon porte quatre blessures à la tète et deux à la main droite.
Très surexcitées par celle sauvage agression, les ouvriers français ont délégué un certain nombre des leurs pour aller déclarer à la compagnie qu'ils ne reprendraient le travail que lorsque leur sécurité sérail assurée.
Plusieurs réunions ont eu lieu et l'effervescence est assez grande. Mardi, à la première heure, la brigade de gendarmerie de Commercy se trouvait aux carrières, et tout conflit a pu être évité. La présence des gendarmes a coïncidé avec l'arrivée du parquet de Salnt-Mihiel, qui s'est livré à une enquête minutieuse pour découvrir l'auteur du meurtre de la veille.

Un Italien a été arrêté mardi et conduit à la prison de Saint-Mihel. Plusieurs ouvriers de la même nationalité auraient pris la fuite dans la nuit de dimanche à lundi.
On assure qu'une des compagnies qui exploite les carrières a pris l'engagement de limiter au dixième du personnel général le nombre des étrangers qu'elle emploie. Une entrevue sur ces bases a dû avoirlieu, jeudi, entre les directeurs et la délégation. On espère qu'une entente s'établira.