Ateliers de sciage

La taille des blocs dans les ateliers succède à leur abattage sur le front de taille de la carrière. Aux attelages des chevaux succède l'usage de la vapeur, et d'un chemin de fer à voie étroite qui parcourt l'ensemble des chantiers.

On peut encore voir, dans les anciens ateliers de la carrière Fèvre et Cie, des installations fixes pour la découpe de la pierre. Si deux de ces machines sont d'histoire récente, on peut voir sur le site deux scies à cadre dont la fabrication remonte aux années 1880. A l'origine installées aux carrières de Ravières, commune du département de l'Yonne, elles seront remontées à Euville en 1947, tout le matériel de la carrière ayant été démantelé au cours du second conflit mondial.

  • Les carrières d'Euville, ancienne scie à cadre Les carrières d'Euville, ancienne scie à cadre
  • Les carrières d'Euville, courroies d'alimentation des scies à cadre Les carrières d'Euville, courroies d'alimentation des scies à cadre
  • Les carrières d'Euville, clavettes pour le réglage de l'espacement des lames de scie à cadre Les carrières d'Euville, clavettes pour le réglage de l'espacement des lames de scie à cadre
  • Les carrières d'Euville, roues et courroies d'alimentation des scies à cadre Les carrières d'Euville, roues et courroies d'alimentation des scies à cadre
  • Les carrières d'Euville, roue. Les carrières d'Euville, roue.
  • Les carrières d'Euville, bras de la scie à cadre Les carrières d'Euville, bras de la scie à cadre
  • Les carrières d'Euville, la scie à cadre Les carrières d'Euville, la scie à cadre
  • Les carrières d'Euville, la scie à cadre Les carrières d'Euville, la scie à cadre
  • Les carrières d'Euville, poulies et courroies Les carrières d'Euville, poulies et courroies
  • Les carrières d'Euville, poulie Les carrières d'Euville, poulie
  • Les carrières d'Euville, alimentation en eau de la scie à cadre Les carrières d'Euville, alimentation en eau de la scie à cadre
  • Les carrières d'Euville, les ateliers de la carrière Fèvre Les carrières d'Euville, les ateliers de la carrière Fèvre
  • Les carrières d'Euville, les anciens ateliers réhabilités Les carrières d'Euville, les anciens ateliers réhabilités
  • Les carrières d'Euville, scie contemporaine Les carrières d'Euville, scie contemporaine
  • Les carrières d'Euville, banc de sciage Les carrières d'Euville, banc de sciage
  • Les carrières d'Euville, lame de scie circulaire Les carrières d'Euville, lame de scie circulaire
  • Les carrières d'Euville, bancs de sciages contemporains Les carrières d'Euville, bancs de sciages contemporains
  • Les carrières d'Euville, blocs équarris devant le front de taille Les carrières d'Euville, blocs équarris devant le front de taille
  • Les carrières d'Euville, élément de machine Les carrières d'Euville, élément de machine

Ces deux scies se présentent sous la forme de « grands cadres horizontaux de 3 à 5 mètres de long, de 2 à 3 mètres de large sur lesquels on tend de nombreuses lames d’acier sans dents (80 lames pour un châssis courant). (...) Selon les mécaniciens, aujourd’hui en retraite, qui ont été chargés du remontage et qui avaient été en contact avec des anciens de la carrière où elles avaient été démontées, ces scies avaient été installées vers 1880 et fonctionnaient à l’origine avec une machine à vapeur. »

Un moteur électrique a succédé au moteur à vapeur d'origine. « Ce moteur actionne deux volants et deux bielles en bois. Le système de descente a été simplifié, le mécanisme à vis a été remplacé par des câbles et un palan.
Les blocs étaient amenés sous les châssis posés sur un lorry (sorte de wagon plat) et, pour éviter que le bloc ne bouge, il était scellé avec du plâtre sur le plateau du lorry. (...)
À Euville, comme dans toutes carrières où de telles scies ont été mises en service, le travail s’effectuait 24h sur 24h.
Les scies ont fonctionné jusqu’en 1985. Elles produisaient notamment à Euville toutes les plaques de pierre destinées au revêtement des façades ».

Les lames d'acier sont bloquées par des clavettes qui peuvent être espacées selon l'épaisseur souhaitée. Elles étaient fabriquées à Brienne le Château (département de l’Aube – France).
Durant la coupe, qui s'effectue lentement, le bloc de pierre est en permanence aspergé d'eau et de sable, ce dernier servant d'abrasif.

Ces deux scies ont été classées au titre d'objet, en avril 2003. Les prises de vues de ce reportage, réalisées en 2010, ont été réalisées avant la réhabilitation des bâtiments qui les abritent.

Source bibliographique :
CAOA de la Meuse
base Palissy